Thaïlande

Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 15:17

Cent ans de solitude : + 278 pages. J’ai laissé Pétersbourg à la gare de Bangkok, et me prépare à passer une journée de transit en compagnie de García Márquez et de la famille Buendia.


Déception. L’aéroport d’Abu Dhabi n’a rien d’exotique. J’ai beau chercher, tourner, rien de différent ne s’offre au regard, ni même par la fenêtre, où je peine à apercevoir un bout de sable.

Une journée seul avec soi-même, c’est long. Heureusement, Gabriel García Márquez est là. L’évasion arrive depuis le village de Macondo, on ne sait pas où en Amérique du Sud, et porte avec elle ses naissances, son bordel et ses morts.

Entre deux débarquements de gitans à Macondo, je me surprends à repenser au concert de Sophie Hunger, il y a quelques mois. C’était à la Boule Noire, et c’était tellement bien que je n’avais pas su comment en parler (Sophie Hunger en acoustique, c'est par ici) . Vers la fin, la Suissesse « folk » avait chanté Like a Rolling Stone. On ne peut pas se protéger de Like a Rolling Stone, et la chanson nous avait explosé au corps. Ensuite, elle avait enchaîné sur Le vent l’emportera. Un peu embarrassée derrière son micro, concentrée sur des mots sur lequels elle butait si bien, elle avait traversé la chanson comme une funambule.


Retour aux banquettes en plastique de l’aéroport. Comme une odeur de fin de vacances
.


Par mad - Publié dans : Thaïlande
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 12:43

Crime et châtiment: + 380 pages. Au pied d’une cascade, un jeune homme s’est endormi sur son Dosto. Le sien s’appelle Brott och straff. Version flamande ? Polonaise ? Tchèque?

 

Ai-je déjà précisé qu’en Thaïlande, il faisait chaud ? Après le four de Bangkok et le sauna de Sukothaï, voici la torpeur de la jungle montagneuse, tout au nord du pays.

Après quelques heures de marche la douleur se mêle à l'émerveillement, la boue aux chaussettes blanches et le  “c’est quand qu’on arrive” au ‘j’en reprendrais bien un peu”, notre douzaine de fareng débarque dans un village peuplé par la tribu des Lahu. On croit rêver.



Ni une ni deux, chacun se précipite sur son appareil photo ( moi la première), ravis que nous sommes de mettre la main sur de l’authentique. Champs, maisons, poules, rien n’y coupe. S’immiscer ainsi dans le quotidien d’inconnus est d’ailleurs presque gênant.


Devant ce petit garçon, on se demande, moitié pour rire, s’il a été placé là exprès pour les touristes…



 

 







Sensation étrange de se retrouver dans les baskets d'un touriste japonais qui immortalise une station de métro. La prochaine fois, je me moquerai en connaissance de cause.

Par mad - Publié dans : Thaïlande
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 05:33

Crime et châtiment: + 240 pages.

 

Parc historique de Kamphaeng Phet, province de Kamphaeng Phet, quelque part par .

 

A en croire le Lonely Planet, “les statues de bouddhas du Wat Phra Kaew, battues par les intempéries, ont pris des formes élancées évoquant les statues d’Alberto Giacometti.” Même comparaison audacieuse dans le Rough Guide.


         




Qui a plagié qui? La question reste en suspens…

 


 


Par mad - Publié dans : Thaïlande
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 17:26

Crime et châtiment : + 198 pages. Paraît-il qu’il fait chaud à Petersbourg. On ne doit pas marcher sous le même soleil.

 


Ao Nuan est une miette de sable qui émerge de la forêt, sur l’île de Ko Samet, à 4 heures de bus, 40 minutes de bateau, 20 minutes de taxi (amortisseurs en option), et 10 minutes de marche, de Bangkok.
Le genre d’endroit qui se conjugue au passé simple : je passai deux jours entiers à me baigner et à paresser à l’ombre, et me contentai, pour seule nourriture, de petites bananes (y croit qui veut).

Première impression: la chaleur, bien sûr. Mais ce n'est plus la même qu'à Bangkok, ici elle s'abat sans étouffer, brute mais saine.

Le veilleur en chef des bungalows de la baie  m’octroie le plus petit des logements ; une cabane comme on rêve d’en construire pendant des grandes vacances. Vue sur la mer, bruit des vagues, feuilles froissées par le vent : exactement comme on se l’imagine, mais en mieux, et la caresse nocturne d’un minuscule serpent sur l’épaule en prime.


Seul rafraîchissement accessible (à part la Leo Beer): les baignades, tout le temps, tout le temps. L'eau est tiède, voire chaude, mais tellement délicieuse qu'on y installerait bien sa moustiquaire pour la nuit.


Ko Samet s'en va aussi vite qu'elle est venue. Heureusement, 24 heures, c'est encore trop court pour s'habituer.

Par mad - Publié dans : Thaïlande
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  • : Dans la vie rêvée des fleurs, Isabelle A. a un rencard avec Al P. Sur la route, elle croise Sofia C. qui boit une bière avec Bob D., qui termine un livre de Lewis C., et en écoutant Ben H., elle se dit...
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